« Suivie depuis plusieurs mois pour un fibrome, j’ai trouvé écoute et clarté à chaque rendez-vous. »
La thermodestruction endométriale est une intervention gynécologique qui consiste à détruire l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, grâce à l’action de la chaleur. Elle peut être proposée à certaines patientes souffrant de règles très abondantes et souhaitant conserver leur utérus. Qu’est-ce que la thermodestruction endométriale ? Dans quels cas peut-elle être proposée ? Comment se déroule l’intervention et quelles sont ses suites ? Toutes les informations sur la thermodestruction de l’endomètre ci-dessous.
L’endomètre est la muqueuse située à l’intérieur de l’utérus. Au cours du cycle menstruel, il s’épaissit puis est en partie éliminé au moment des règles. La thermodestruction endométriale vise à détruire cette muqueuse par la chaleur afin de réduire les saignements menstruels. Lorsque la forme de la cavité utérine le permet, un dispositif spécifique, par exemple un petit ballonnet ou un autre type d’applicateur, est introduit dans l’utérus. La montée en température permet ensuite de détruire l’endomètre par contact. Contrairement à l’hystérectomie, l’utérus est conservé.
La thermodestruction endométriale peut être envisagée chez des patientes présentant des ménorragies, c’est-à-dire des règles anormalement abondantes, lorsqu’un traitement chirurgical est indiqué et qu’elles souhaitent conserver leur utérus. Les recommandations du CNGOF préconisent une technique de résection ou de destruction endométriale en première intention chez les femmes adultes présentant des ménorragies idiopathiques (menorragies liées aux variations hormonales sans pathologie de l’utérus) éligibles à un traitement chirurgical et souhaitant conserver leur utérus.
Avant l’intervention, un bilan gynécologique permet de rechercher l’origine des saignements et de vérifier que la cavité utérine est compatible avec cette technique. Certaines particularités anatomiques, comme une malformation utérine ou un fibrome très volumineux, peuvent conduire à privilégier une autre technique.
La thermodestruction endométriale est destinée aux femmes ne souhaitant plus de grossesse. La destruction de l’endomètre altère la fertilité, mais ne constitue pas une contraception. Une méthode contraceptive reste donc nécessaire après l’intervention.
La thermodestruction est réalisée par les voies naturelles, sans incision abdominale. Le dispositif est introduit dans la cavité utérine par le col. Selon la technique utilisée, la destruction thermique de l’endomètre dure généralement entre 3 et 10 minutes.
Lorsque cela est nécessaire, l’intervention peut être associée à une hystéroscopie opératoire permettant de retirer au préalable certains petits polypes ou fibromes afin d’obtenir une cavité utérine adaptée à la thermodestruction. Un prélèvement de l’endomètre peut également être effectué pour être analysé. La prise en charge est généralement courte. Après un passage en salle de réveil et une surveillance des saignements, le retour à domicile est possible après l’accord du chirurgien.
Les suites sont généralement peu ou pas douloureuses et des antalgiques simples peuvent être prescrits. De légers saignements peuvent apparaître dans les jours suivant l’intervention et persister pendant deux à trois semaines. La reprise d’une activité est généralement possible dès le lendemain.
Pendant la période de cicatrisation, les bains sont à éviter pendant environ deux semaines et l’utilisation de tampons ou d’une cup menstruelle n’est pas recommandée en post-opératoire. Les consignes données par le chirurgien doivent être respectées selon la situation de chaque patiente.
L’objectif de la thermodestruction endométriale est de diminuer les saignements menstruels. Comme pour les autres techniques de destruction de l’endomètre, le résultat attendu doit être expliqué avant l’intervention et évalué en fonction de la situation individuelle de la patiente.
Ancien chef de clinique et ancien assistant à l’Institut Curie de Paris, le Dr Charvolin pratique la chirurgie gynécologique depuis plus de 15 ans. Son expertise reconnue en chirurgie mini-invasive et son approche humaine apportent écoute et confiance aux patientes nécessitant une thermodestruction endométriale.
« Suivie depuis plusieurs mois pour un fibrome, j’ai trouvé écoute et clarté à chaque rendez-vous. »
Céline N.
« Opérée de fibroadénomes, je me suis sentie en confiance immédiatement. »
Manon L.
« Après des années d’errance médicale, j’ai enfin trouvé des solutions claires. »
Anaïs H.
« Prise en charge exemplaire, toujours à l’écoute et très rassurant. »
Namur C.
« Grâce à l’opération, je revis, mes douleurs ont disparu. »
Frédérique H.
« Un chirurgien très pédagogue, il a su m’expliquer chaque étape avec précision. »
Laurence M.
« Enfin une écoute attentive et un vrai soulagement après l’intervention. »
Amal T.
« Résultats excellents, cicatrices fines et récupération rapide. »
Carole L.
La thermodestruction endométriale peut soulever des questions sur ses résultats, les règles et la vie après l’intervention.
Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes.
Oui. Contrairement à une hystérectomie, la thermodestruction agit sur la muqueuse interne de l’utérus sans retirer l’utérus lui-même. Elle fait partie des techniques pouvant être proposées aux femmes éligibles à un traitement chirurgical pour des ménorragies et souhaitant conserver leur utérus.
L’intervention est réservée aux femmes qui ne souhaitent plus de grossesse. La destruction de l’endomètre réduit la fertilité mais n’empêche pas totalement la survenue d’une grossesse. Une contraception reste donc nécessaire après l’intervention.
Non. L’intervention est réalisée par les voies naturelles : le dispositif permettant de détruire l’endomètre est introduit dans la cavité utérine en passant par le col. Il n’y a donc pas d’incision abdominale pour réaliser la thermodestruction elle-même.
La reprise d’une activité est généralement possible dès le lendemain. Quelques saignements mineurs peuvent toutefois persister pendant deux à trois semaines et certaines précautions doivent être respectées pendant la cicatrisation.